Route directe ou cuillère - Le 14 août 2019 - 10:03

Il n’aura fallu qu’une nuit pour avaler la mer celtique. Ce matin, la flotte croise au large des îles Scilly. Le vent d’ouest commence à rentrer et tous devraient accélérer encore pour atteindre Douarnenez ce soir. Pour l’heure, trois options se dessinent : la route directe privilégiée par quelques francs-tireurs, une voie légèrement décalée sous le vent où figure le gros du peloton et une tentative solitaire sous le vent de la flotte.

 

Il aura fallu attendre le passage du phare du Fastnet pour voir quelques options franches apparaître. Pierre Leboucher (Guyot Environnement) a parfaitement joué le coup en décidant, à rebours de ceux qui le précédaient, de tenter le passage à l’est du DST aux abords du célèbre phare. Bien lui en a pris, puisqu’il a pu prendre la tête de la flotte et croiser devant le groupe qui avait choisi de contourner le DST par l’ouest.

Divergences d’opinion

Depuis, Pierre Leboucher, suivi de près par Erwan Le Draoulec (Emile Henry), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Alan Roberts (Seacat Services) a fait le choix de la route directe en passant à l’ouest des dispositifs de séparation de trafic des Scilly, quand le groupe emmené par Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) adoptait une route légèrement plus abattue. Pointé par l’intermédiaire de son AIS, Xavier Macaire (Groupe SNEF) navigue à l’avant de ce groupe et semble avoir creusé un petit écart durant la nuit. Plus à l’est encore, Benjamin Schwartz (Action contre la Faim) privilégie la vitesse immédiate en espérant que la rotation attendue des vents au secteur ouest lui permettra de revenir progressivement sur la route. En jargon de régatier, c’est ce qu’on appelle tenter une cuillère… une option qui n’est pas sans risque, mais qui ne manque pas de panache.