La loi de l’écrémage - Le 12 août 2019 - 09:51

Ce matin, les solitaires ont retrouvé le soleil après un passage de front dans la nuit. Si le grand blond réchauffe (un peu) les os comme les âmes, la mer demeure agitée et les bateaux peinent à trouver le bon rythme. Dans ces conditions, la moindre erreur se paie comptant. Difficile ensuite de revenir dans le match.

 

Les quelques messages succincts reçus de la mer en témoignent. Alors que la mi-course approche, les conditions de vie à bord des Figaro 3 sont loin d’être faciles. Justine Mettraux (TeamWork) évoquait ce matin un bateau qui tapait beaucoup, un cockpit trempé en permanence. Dans ces conditions, il faut serrer les dents et ce, d’autant plus, quand comme l’évoquait la navigatrice suisse quand on a pris un mauvais départ. Dans ce qui s’apparente actuellement une course de vitesse, il n’existe guère de place pour la fantaisie. Alan Roberts (SeaCat Services) quant à lui, reconnaissait avoir du mal à trouver la bonne carburation.

Écarts interdits

Alors que les solitaires vont entamer leur troisième journée de mer, les moindres écarts de route se traduisent immédiatement par une chute au classement provisoire. Cécile Laguette (Éclisse) après avoir tenté de s’écarter du peloton paie son positionnement plus à l’est par une vitesse bien en deçà du reste de la flotte. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) ne s’est pas exprimé sur ce qui l’a fait perdre une dizaine de milles sur la tête, mais on peut soupçonner un souci technique qui l’a fortement handicapé pendant quelques heures. En tête les deux skippers Bretagne CMB, Loïs Berrehar et Tom Laperche continuent de mener la danse, suivis comme leur ombre par Martin Le Pape (Skipper Macif 2017). Xavier Macaire (Groupe SNEF) est lui aussi au contact. Sa balise ayant cessé d’émettre un moment, ses positions sont décalées d’une demi-heure par rapport à ses adversaires. Le vainqueur de la première étape est toujours dans le match.